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Les « gilets jaunes » peuvent-ils dire sérieusement que la misère progresse ?

Slate.fr, 28.11.2018

lundi 31 décembre 2018

Aux problèmes de pouvoir d’achat s’ajoute une inquiétude plus diffuse sur l’évolution de notre société.

La grande question du moment peut se résumer ainsi : que va faire le gouvernement face à la grogne des « gilets jaunes » ou, plus précisément, que peut-il faire ? Et la réponse n’est pas évidente. La plupart des leaders politiques de gauche et de droite, rivalisant en couardise et en irresponsabilité, n’ont qu’un conseil à donner : abandonner la taxe carbone. Fort heureusement, à l’Élysée comme à Matignon, on écarte cette solution, la plus mauvaise de toutes, du moins si l’on estime qu’une personnalité politique doit avoir des ambitions plus nobles et respectables que de se faire élire ou réélire.

Si l’on a un minimum de souci de l’intérêt général, on doit continuer sur cette voie, comme le démontre fort bien l’économiste Patrick Artus, qui n’est ni un écologiste militant, ni un adepte du matraquage fiscal. Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, il n’y a guère en effet que deux solutions : donner un prix au carbone pour faire changer les comportements des particuliers et des entreprises ou établir de nouveaux règlements. Il n’est pas sûr que l’édiction de nouvelles règles et d’interdictions serait plus populaire et plus efficace que la hausse du prix des carburants et combustibles.

Le gouvernement a donc raison de ne pas céder sur ce point. La seule chose qu’il ait à faire est de travailler sur les mesures d’accompagnement qu’il a annoncées en urgence et d’expliquer mieux qu’il ne l’a fait jusqu’à présent sa politique de transition énergétique, afin de montrer que ses décisions ne visent pas simplement à faire les poches du contribuable. Sa tâche n’est pas aisée : les arguments techniques et rationnels sont de peu d’utilité face à des mouvements d’opinion qui reposent plus sur le vécu, le ressenti et les passions que sur des analyses lucides de la situation. Les discours que l’on peut tenir à des manifestants ne sont pas les mêmes que ceux qui vous font passer avec succès l’épreuve du grand oral de l’Ena.

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