Quelques lectures utiles
Quelques lectures utiles
ENC Bessières D1/D2
Site de l'académie de Paris

Accueil > 1D1 > Chapitre 7 - Monnaie et inflation > Régulation bancaire : beaucoup reste à faire

Régulation bancaire : beaucoup reste à faire

Le nouvel économiste - 03/05/2018

samedi 12 mai 2018

« Dix ans après la crise financière de 2007-2008, les réformes n’ont plus guère le vent en poupe. Certes, il y en a eu, cherchant à fixer des règles plus strictes, à réorganiser l’encadrement du secteur et à placer en première ligne les actionnaires et créanciers plutôt que l’État et le contribuable. Ces mesures sont assurément à poursuivre, d’autant plus que toutes ne sont pas encore pleinement appliquées. Et pourtant, elles courent le risque de se voir « détricotées ». Alors que nos économies ont grand besoin d’une finance recadrée et moins déconnectée, la bride pourrait être de nouveau lâchée. À quand la prochaine crise financière ? »

Interrogé sur le risque de voir éclater une nouvelle crise financière dans les prochains trois à cinq ans, Paul Tucker, ancien vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre et actuel président du Conseil du risque systémique aux États-Unis, n’était guère rassurant. « Sûrement non négligeable », répondait-il en mai 2017 au quotidien allemand Börsen Zeitung. Selon lui, les fragilités de l’économie mondiale demeurent importantes : les fondations institutionnelles de la zone euro restent précaires, la croissance du crédit préoccupante en Chine, la dette en augmentation partout dans le monde depuis la crise, la reprise de l’économie mondiale à la merci d’un coup de malchance et d’un retournement de tendance.

En outre, une remontée trop rapide des taux d’intérêt pourrait engendrer de nouvelles difficultés. Autant de fragilités nécessitant que les banques soient plus résilientes, c’est-à-dire capables d’encaisser des chocs, ce qui implique qu’elles disposent de davantage de capital, et que les règles en la matière soient respectées, voire renforcées, et sûrement pas assouplies.

À l’aube d’une nouvelle dérégulation financière ?

Or, aux États-Unis, le président Trump n’a pas caché sa volonté de défaire l’ensemble de lois Dodd-Frank adopté en 2010 en réponse à la crise (voir encadré). L’Europe risque fort de lui emboîter le pas si elle cède aux doléances de ses grandes banques, qui ne manqueront pas de considérer le recul réglementaire américain comme une intolérable source de concurrence déloyale. En octobre 2017, le projet de séparation des activités bancaires, porté par le commissaire européen Michel Barnier début 2014, a déjà été officiellement enterré. La porte est ainsi ouverte à la remise en cause par les banquiers britanniques de leur propre projet de séparation, dit Vickers, qui doit entrer en vigueur en 2018.

La suite ici


| Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page | SPIP | ScolaSPIP
Quelques lectures utiles (académie de Paris)