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La courbe de Beveridge dans la zone euro depuis la crise : une hausse du chômage structurel depuis 2010

Bulletin de la Banque de France, septembre 2014

mercredi 10 janvier 2018

Résumé :
La courbe de Beveridge représente la relation entre le taux de chômage et les vacances d’emploi au cours du cycle économique.
Cette relation est généralement négative : aux phases d’expansion caractérisées par un faible chômage et un nombre important de vacances d’emploi succèdent des périodes de contraction où le chômage est élevé et les vacances d’emploi sont faibles. Les déplacements de la courbe sont observés attentivement car ils renseignent sur la nature des fluctuations du chômage. Un glissement vers « l’extérieur » de la courbe informe d’une persistance anormalement élevée des vacances d’emploi et est associé à une hausse du chômage structurel. En identifiant le caractère structurel ou cyclique des hausses du chômage, la courbe de Beveridge donne ainsi une indication sur l’efficacité que l’on peut attendre d’une politique de relance, qui aura un impact principalement sur la part cyclique du chômage, pour la faire diminuer.
Depuis 2010, la courbe de Beveridge de la zone euro, et plus particulièrement celle de la France, indique une hausse simultanée du chômage et des vacances d’emploi, ce qui suggère une augmentation du chômage structurel. Ainsi, entre le troisième trimestre 2009 et le deuxième trimestre 2011, les vacances d’emploi augmentent à chômage constant et à partir de 2012 le chômage augmente sans diminution des vacances d’emploi, indiquant que les qualifications d’une partie des nouveaux chômeurs ne correspondent pas aux besoins des entreprises. L’évolution d’indices d’appariement entre emplois créés et qualifications des chômeurs confirme cette analyse. La qualité de l’appariement se dégrade de manière spectaculaire depuis 2008, et plus particulièrement depuis 2012, en raison de la hausse du chômage des personnes peu qualifiées.
Pour faire baisser le chômage, les caractéristiques des demandeurs d’emploi (qualifications notamment) doivent mieux correspondre à la demande des entreprises. L’ajustement est possible par deux leviers complémentaires : i) la mise en place de politiques de formation mieux ciblées, ce qui est long et coûteux à grande échelle ; ii) une plus grande flexibilité salariale, rendue difficile par l’existence de rigidités nominales.

L’article complet au format pdf


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