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Comment s’est comportée la courbe de Beveridge en zone euro ?

D’un champ l’autre, 20.02.2015

mercredi 10 janvier 2018

La courbe de Beveridge est utilisée pour décrire, d’une part, l’état conjoncturel du marché du travail et, d’autre part, l’efficacité du marché du travail en termes d’appariement entre les travailleurs et les emplois. Elle trace une relation négative entre les taux de chômage et les taux d’emplois vacants au cours du cycle d’affaires. Lors des expansions, le taux de chômage est faible et le taux d’emplois vacants est élevé ; lors d’une récession, le taux de chômage est élevé et le taux d’emplois vacants est faible. Ainsi, en général, plus une économie s’éloigne du plein emploi, plus le taux d’emplois vacants diminue. Ainsi, les déplacements le long de la courbe de Beveridge sont typiquement interprétés comme reflétant des dynamiques conjoncturelles. Par contre, les déplacements de la courbe de Beveridge sont typiquement interprétés comme reflétant des changements structurels. En l’occurrence, si la courbe de Beveridge s’éloigne de l’origine (par exemple, si, en raison d’un choc technologique, de plus en plus d’emplois vacants exigent des qualifications dont ne disposent pas les chômeurs), le taux de chômage sera plus élevé qu’auparavant pour un même taux d’emplois vacants ou, réciproquement, le taux d’emplois vacants sera plus élevé qu’auparavant pour un même taux de chômage : l’appariement est moins efficace.

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