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Fiches de lecture - Pierre Rosanvallon, "Le bon gouvernement"

dimanche 7 février 2016

Le Bon Gouvernement, de Pierre Rosanvallon (Seuil), 416 pages, 22,50 €

Pierre Rosanvallon : “Qu’est-ce qu’un bon gouvernant ?”

http://www.lesinrocks.com
25/08/2015 | 17h56

Contre les effets du “mal-gouvernement”, Pierre Rosanvallon dessine, dans son nouvel essai, “Le Bon Gouvernement”, les conditions de l’avènement d’une vraie démocratie d’exercice. Le grand livre politique de cette rentrée.

Prolongeant et achevant un long cycle de réflexions sur les mutations de la démocratie contemporaine, le nouvel essai de Pierre Rosanvallon, Le Bon gouvernement, analyse les effets délétères du “mal-gouvernement”. Si nos régimes sont démocratiques, d’un point de vue technique et juridique, nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement, estime le professeur au Collège de France. Au fil d’une réflexion historique et d’un état des lieux du présent, l’auteur dessine les contours possibles d’une nouvelle révolution démocratique, permettant l’avènement d’une vraie démocratie d’exercice, fondée sur la confiance et l’appropriation citoyenne de ses ressources. Le grand livre politique de cette rentrée.

La crise de la démocratie, telle qu’on en parle depuis des années (voire depuis des siècles), tient généralement au constat désenchanté d’une crise de la représentation, et plus précisément d’un sentiment de mal-représentation. De plus en plus d’analyses critiques tentent ainsi aujourd’hui d’en conjurer les effets en vantant les mérites de la démocratie directe ou de multiples procédures techniques issues des temps anciens (tirage au sort, amélioration de la représentation des élus, parité, limitation du cumul des mandats, démocratie participative…).

“Nous ne sommes pas, en réalité, gouvernés démocratiquement”

Pourtant, observe Pierre Rosanvallon dans son nouveau nouvel essai Le Bon Gouvernement, le sentiment de “mal-gouvernement” compte autant dans la balance de la crise démocratique que celui de mal-représentation. Prolongeant un long cycle d’ouvrages consacrés aux mutations de la démocratie contemporaine inauguré il y a dix ans – La Contre-Démocratie, La Légitimité démocratique, La Société des égaux –, le professeur au Collège de France fait aujourd’hui du problème de l’exécutif un point clé de la réflexion globale sur le pouvoir et ses impasses démocratiques. “Nos régimes peuvent être dits démocratiques, mais nous ne sommes pas, en réalité, gouvernés démocratiquement”, souligne-t-il d’emblée. C’est selon lui ce “grand hiatus” qui nourrit “le désenchantement et le désarroi contemporains.“

Nous vivons l’âge d’une démocratie “atrophiée”, simultanément confrontée au déclin des partis et des syndicats ainsi qu’à la non-représentation des nouvelles figures du social. L’expression citoyenne, singulièrement appauvrie, n’a plus d’autres possibilités que de se manifester de façon protestataire.

Les impasses du présidentialisme

Si “le mal-gouvernement ronge aussi en profondeur nos sociétés”, c’est parce que le mouvement constant de présidentialisation de nos régimes politiques pervertit depuis plus de trente ans la nature et la forme des démocraties. Le pouvoir législatif, rappelle Rosanvallon, est devenu “subordonné à la fonction gouvernante”. Or, “faute d’avoir clairement analysé ce changement de paradigme”, nous échouons “à appréhender les véritables racines du désenchantement contemporain et donc à déterminer les conditions d’un nouveau progrès démocratique”. Certes, le pouvoir exécutif dominant – et notamment sa “main droite”, autoritaire, pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu qui lui préférait la “main gauche”, celle de l’Etat social – a déjà une longue histoire, mouvementée et tendue.

Rosanvallon rappelle comment en France plusieurs moments politiques, comme la révolution de 1792, ont plusieurs fois tenté de repousser l’idée d’un exercice solitaire du pouvoir exécutif, en célébrant même le “culte de l’impersonnalité”. Mais, bien souvent, la puissance abusive de l’exécutif revient au premier rang des préoccupations politiques. Cette reprise en main se déploie à travers l’instrumentalisation de quelques notions, comme la “volonté” – incarnée par un Bonaparte dès la fin de la Révolution ou par un Louis-Napoléon Bonaparte en 1852 après la Seconde République –, ou encore “l’attention à la décision et à l’efficacité par rapport à l’accent mis sur la délibération parlementaire” – comme au moment de la guerre de 1914-18. Notre Constitution de 1958, voulue par de Gaulle, ne sort de pas de ce cadre présidentialiste, en dépit de quelques garde-fous parlementaristes, en réalité plus théoriques que réellement efficaces.

“Nous n’avons pas besoin d’hommes providentiels, mais d’un homme de confiance”

Cette personnalisation du pouvoir, quelle que soit la forme politique qu’elle prend (césarisme, totalitarisme, populisme…) est un contre-sens démocratique, même si elle repose sur une même prétention à dépasser les limites de l’élection et à mettre en place une forme radicalement démocratique. “Nous n’avons pas besoin d’hommes providentiels, mais d’un homme de confiance”, écrit Rosanvallon, qui le décrit comme “la figure de référence cardinale pour caractériser le bon gouvernant”.

L’enjeu du Bon Gouvernement consiste ainsi à repenser de fond en comble les modalités d’un nouveau rapport entre gouvernés et gouvernants, à l’appui duquel une démocratie revitalisée pourrait enfin permettre aux citoyens de contrôler réellement le pouvoir exécutif. Pour Rosanvallon, il s’agit ainsi d’élargir et de prolonger ce qu’il appelle la “démocratie d’autorisation” (celle que l’on connaît, c’est-à-dire celle qui accorde un permis de gouverner, par le système de l’élection) à une vraie “démocratie d’exercice”, qui ne peut se déployer qu’à partir de trois éléments constituants : “la lisibilité, la responsabilité, la réactivité”. Ces trois principes dessinent les contours des deux formes de régimes politiques qui découlent de cette démocratie d’exercice, et en constituent deux visages fringants : la “démocratie d’appropriation” et la “démocratie de confiance”, “clefs du progrès démocratique à l’âge présidentiel-gouvernant”.

Au cœur de cette démocratie espérée, les partis politiques semblent un peu hors-jeu, comme l’a confirmé l’apparition récente de nouvelles organisations démocratiques dans l’espace politique européen (Podemos, Syriza…) qui ont opéré sous différents modes une réanimation de la scène représentative-protestataire et une revitalisation de la notion de forum démocratique. Alors que les partis sont désormais cantonnés au fonctionnement de la seule démocratie d’autorisation, les nouvelles organisations démocratiques visent à mieux contrôler le pouvoir, c’est-à-dire à s’en faire les partenaires exigeants, avisés et non dupes, en particulier de toutes les “dissimulations ” dont les gouvernements font preuve dans leur art de gérer les affaires publiques. Or, une vraie démocratie de confiance, à laquelle Rosanvallon confère un cadre théorique général et argumenté, ne peut s’accommoder du piège de la dissimulation : celle-ci réfute même son principe vital.

“L’intégrité et le parler vrai”

Si nous savons en partie comment réguler la présidentialisation des démocraties pour éviter ses dérives – encadrement de l’élection, reparlementarisation, retour à des pouvoirs impersonnels… –, il nous reste à insuffler dans l’esprit public un vrai air démocratique, par-delà les règles et par-delà le droit, qui restent bien entendu essentiels. Deux qualités fondamentales sont requises pour faire vivre cet esprit démocratique, selon Rosanvallon, dans les mots duquel on retrouve les accents intellectuels de la seconde gauche qu’il incarna dans les années 1970-80 : “l’intégrité et le parler vrai”. A l’heure où la corruption, le conflit d’intérêts, le trafic d’influence, la prise illégale d’intérêt… rythment l’ordinaire de la vie publique, le désir d’intégrité va de soi.

Les pages de l’auteur sur la nécessité d’une nouvelle “parrêsia”, opposée à la rhétorique, sont aussi très convaincantes. Rappelant le travail de Michel Foucault sur la figure du “parrésiaste”, “diseur courageux d’une vérité où il risque lui-même et sa relation avec l’autre” (Foucault, Le Courage de la vérité), à l’inverse du rhéteur, menteur efficace, Rosanvallon défend le discours de la parrêsia qui s’oppose à celui qui vise à flatter, qui endort et trompe le peuple.

A cette réactivation d’une morale publique, convoquant un ethos démocratique primitif, Pierre Rosanvallon associe des propositions plus techniques, comme la création d’un conseil du fonctionnement démocratique, de commissions publiques chargées de l’évaluation de la qualité démocratique ainsi que de l’organisation du débat public autour des champs traités…

Cet enchevêtrement d’idées à la fois abstraites et instrumentales nourrit au fond une même obsession : redéfinir les rapports entre gouvernants et gouvernés. Autant dire la voie centrale du grand chantier politique d’aujourd’hui : la réalisation espérée mais inachevée d’une société des égaux.


Pierre Rosanvallon : « Gouverner aujourd’hui, c’est séduire pour survivre »

Par Cécile Daumas et Jonathan Bouchet-Petersen — 23 août 2015

L’historien publie un essai, « le Bon Gouvernement », dans lequel il décentre la réflexion sur l’épuisement de la démocratie vers les relations entre pouvoir exécutif et citoyens. Il tire aussi des leçons de la crise grecque.

Du désengagement citoyen sans cesse déploré à la crise de la représentativité régulièrement invoquée, le débat sur l’Etat ou l’épuisement de la démocratie semble parfois tourner en rond. Avec le Bon Gouvernement, en librairie jeudi (1), l’historien Pierre Rosanvallon décentre habilement la réflexion. Au-delà des imperfections de la représentation, dit-il, nous n’avons pas pris assez conscience que l’enjeu central de la démocratie contemporaine est désormais le rapport entre gouvernés et gouvernants. Or, dit le professeur au Collège de France, il n’y a pas de théorie démocratique de l’action gouvernementale, comme si présidents et Premiers ministres étaient encore guidés par les conseils au Prince ou la pensée de Machiavel ! D’un François Hollande piégé par ses promesses à l’acrobatique bricolage de Tsipras, Pierre Rosanvallon passe en revue les dernières pratiques des gouvernants.

Ne se joue-t-il pas en Grèce un moment démocratique hors norme ?

Ce qui est assez extraordinaire dans cette séquence grecque, c’est qu’elle constitue une revue des grandes tensions et des pathologies de la démocratie moderne. Comme l’écart entre le moment électoral et le moment gouvernemental. Lors du vote de janvier, les Grecs ont exprimé un refus des partis politiques existants, un sentiment d’épuisement face à la situation économique et sociale. Cette rupture politicienne a été indéniable au niveau du renouvellement des leaders. Du point de vue de la mise en œuvre des promesses électorales, c’est très différent ! Mais dans cette séquence, il faut reconnaître à Tsípras une habileté politique tout à fait exceptionnelle.

Qu’a-t-il réussi ?

Il a utilisé le temps comme une variable qui permettait de traiter sous un autre mode le problème de l’écart entre promesses électorales et réalisations. Il est apparu comme un homme de l’énergie, qui se battait comme un lion. S’il n’a pas mis en œuvre ses promesses, il a déplacé le problème et mis l’accent sur un engagement radical de lui-même, donnant un autre sens à l’idée de volonté politique. Cela n’a rien à voir avec les formes traditionnelles de reniement.

Quelles leçons tirer de l’exemple grec ?

Le cas grec montre une chose, que c’est l’engagement personnel de Tsípras et d’autres ministres qui a permis de faire passer la société d’un consentement résigné à une vision peut être plus positive, l’avenir le dira. On a chez Tsípras le politicien classique mais aussi le bon gouvernant, c’est assez inédit. Il a fait preuve d’un engagement qui me fait penser, sans comparaison déplacée, au Clemenceau de 1917. Il donne le sentiment de mettre en jeu sa carrière et même sa vie, sans l’habituel calcul.

Cet engagement peut-il préfigurer le bon gouvernant que vous définissez dans votre livre par son parler vrai et son intégrité ?

Dans un monde instable, où l’économie d’un pays dépend de la croissance en Chine et du prix du pétrole, la seule variable sur laquelle on a la possibilité d’agir de façon illimitée, c’est la crédibilité et la confiance. Or comme le montre la sociologie, c’est sur ces deux qualités qu’il est possible de fonder une hypothèse sur le comportement futur d’une personne. Ce qui est reproché aux politiciens, c’est qu’on ne peut pas faire d’hypothèses sur leurs comportements futurs. Car ils sont trop définis par la volatilité. Même si cela peut être critiqué, un glissement est en train de s’opérer d’une politique des programmes vers une politique des personnes. Il faut penser démocratiquement cette évolution. L’enjeu est de construire un fonctionnement et des comportements démocratiques. Il doit par exemple exister des institutions gardiennes du parler vrai, travail que la presse fait en partie à travers des pages comme « Désintox » dans Libération ou les enquêtes de Mediapart.

Au-delà de la crise de la représentativité, vous pointez un impensé majeur, le rapport gouvernés-gouvernants…

Le pouvoir gouvernant, pour le dire d’une façon large, ne peut pas avoir le caractère représentatif d’une assemblée. Le propre d’une assemblée, par exemple composée de 400 personnes, c’est d’incarner une forme de diversité. Dans un gouvernement, oui, on peut faire un effort de parité, ce qui est une intégration d’un objectif de diversité. Mais en aucun cas on ne peut dire qu’un président ou qu’un Premier ministre est représentatif. Et si on le voulait représentatif, alors ce serait aller vers les perversions de ce que j’ai appelé l’homme-peuple. C’est le césarisme, qui consiste à dire : la société c’est moi.

Dans le discours de Marine Le Pen ou dans celui de Nicolas Sarkozy, on note cette tentation…

Il y a aujourd’hui une tentation permanente de l’illibéralisme. Le césarisme en est une. La présidentialisation des démocraties ne vient pas uniquement d’un phénomène médiatique de peoplisation. Elle résulte de l’affirmation du pouvoir exécutif comme pouvoir central, et cela conduit à ce que la décision soit désormais plus importante que la norme. C’est un basculement majeur. La démocratie a longtemps été liée à un culte de l’impersonnalité dans la mesure où la loi était plus importante. Etre simplement gouvernés par la loi, c’était la vision des révolutionnaires français, l’exécutif n’avait qu’une mission technique. Mais il est devenu un pouvoir central et c’est lui qu’il s’agit aujourd’hui de faire rentrer en démocratie.

Vous soulignez en effet qu’il n’y a pas de théorie démocratique de l’art de gouverner…

Ceux qui gouvernent n’ont pas intérêt à soulever la question du bon gouvernement. Gouverner aujourd’hui, c’est essayer de survivre, c’est séduire. L’intérêt des gouvernants est de rester dans une telle conception archaïque du pouvoir comme propriété personnelle, comme outil de manutention des esprits et d’élimination des adversaires.

Cette prédominance de l’exécutif semble même s’aggraver quand on entend le chef de l’Etat dénoncer le rythme trop lent du Parlement…

Il y a bien un problème de production législative. L’objet des lois votées n’est pas toujours, loin de là, de produire des normes. Prenons en effet la loi Macron et, par exemple, la question des zones touristiques internationales : pourquoi est-ce une loi qui le détermine alors qu’il s’agit d’une décision précise et ponctuelle - et non de mettre en place une norme générale ? La loi Macron est très majoritairement une accumulation de décisions particulières, qui méritent certainement d’être discutées mais qui ne font pas une loi, au sens où ce texte ne vient pas définir des éléments généraux de la vie économique et sociale. Ce qu’on appelle la loi couvre aujourd’hui des décisions politiques.

Hollande est-il piégé par ces institutions à bout de souffle ?

Peut-être qu’il est piégé. L’alternative pour sortir du cycle de la répétition et de la décomposition passera par une redéfinition des conditions du gouvernement et, je le répète, de la relation gouvernés-gouvernants, qui ne peut plus se résumer à des rendez-vous électoraux. Je fais un certain nombre de propositions pour mettre en place des commissions publiques, appeler au développement d’agences de vigilance citoyenne, instaurer un conseil du fonctionnement démocratique. Les citoyens l’attendent. En matière de vigilance et d’alerte sur les questions de corruption par exemple, il faut saluer le travail de Transparency International ou d’Anticor. La création en 2013, après l’affaire Cahuzac, de la Haute Autorité pour la transparence, présidée par l’excellent Jean-Louis Nadal, est aussi allée dans le bon sens. Le nouveau militantisme, il est là. Qui aurait l’idée aujourd’hui de rejoindre un parti ?

Les partis sont d’ailleurs quasiment absents dans votre livre…

La définition classique d’un parti est celle un groupe de citoyens unis par des convictions communes et qui essaient de les faire émerger dans la sphère publique. Mais aujourd’hui, un parti politique n’est plus un organe qui représente la société auprès des pouvoirs, c’est à l’inverse devenu un relais des pouvoirs vers la société. Les organisations militantes de demain et même d’aujourd’hui, ce ne sont déjà plus les partis, mais ce que j’appelle les organisations du bon gouvernement.

D’une certaine manière, l’outsider Jeremy Corbyn en Angleterre vient de dépasser de l’intérieur l’appareil politique Labour…

Des rénovations politiciennes peuvent exister - citons par exemple ce qu’est en train de réaliser Eric Piolle à Grenoble. Il est issu d’une coalition politique, mais la façon dont il gère sa ville semble aller au-delà. D’un certain point de vue, c’est ce que cherche à réaliser Podemos, qui met davantage que Syriza l’accent sur la rénovation de la vie politique, sur la transformation des rapports entre représentés et représentants. Pour en revenir à la question de l’engagement citoyen, le plus probable est qu’il se fasse non pas via une rénovation des partis, mais hors de ceux-ci. Nous sommes au début d’une révolution, souvenons-nous que nous avons mis plus d’un siècle et demi à digérer la démocratie électorale représentative, jusqu’à en faire le cœur de tout.

Quel est-il, ce deuxième âge de la démocratie ?

Celui de la démocratie gouvernante, de la démocratie d’exercice. Jusqu’ici, l’essentiel de la démocratie a consisté à remplacer un roi héréditaire par un souverain collectif ou individuel élu. Maintenant, le propre de la démocratie doit être de mettre en place un fonctionnement démocratique. Nous n’en sommes qu’aux prémices. Au-delà des sondages, des pétitions ou même des élections, les citoyens veulent avoir leur mot à dire, ils réclament la compréhension et l’inclusion d’eux-mêmes dans des débats parfois difficiles mais majeurs. Le centre de gravité est aujourd’hui la relation gouvernés-gouvernants. J’ai écrit ce livre pour pointer cet impensé, mais aussi pour ouvrir un champ et j’espère un chantier.

(1) Qui parachève un cycle de quatre ouvrages au Seuil sur les démocraties contemporaines, dont la Société des égaux (2011), la Légitimité démocratique (2008) et la Contre-démocratie (2006).

A lire également : la Démocratie à l’œuvre, autour de Pierre Rosanvallon, sous la direction de Sarah Al-Matary et Florent Guénard (Seuil), en librairie le 27 août.
Cécile Daumas , Jonathan Bouchet-Petersen


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