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Tout non-travail mérite salaire

liberation.fr - par Vittorio De Filippis - 16 août 2015

vendredi 11 septembre 2015

L’idée du revenu universel refait surface dans plusieurs pays comme une réponse au chômage de masse, mais aussi comme philosophie de vie.

Un revenu d’existence versé à tous, sans conditions ni contreparties ? L’idée n’est pas neuve. Elle date du XVIIIe siècle. Mais dans des sociétés contemporaines frappées par un sous-emploi permanent, elle fait son grand retour. Un peu partout en Europe, et sous diverses appellations (allocation universelle, revenu d’existence, revenu social garanti…), des pays se disent prêts à expérimenter un nouveau pacte social, dont l’une des premières étapes serait celle d’un revenu de base. En Espagne, Podemos (gauche radicale) l’a inscrit sur la plateforme de son programme électoral. Aux Pays-Bas, la ville d’Utrecht est sur le point d’expérimenter un système d’allocation universelle (lire ci-contre) : les résultats de l’étude seront déterminants pour juger du comportement (passivité, responsabilité…) des 250 bénéficiaires. En Suisse, une initiative populaire qui a recueilli plus de 100 000 signatures donnera lieu, avant la fin de l’année, à un référendum. En Finlande, la récente victoire du Parti du centre a amené au pouvoir une formation (en coalition avec le mouvement d’extrême droite des Vrais Finlandais) dont le programme prévoit, lui aussi, une expérimentation d’un revenu de base. Même le Brésil l’a inscrit dans sa Constitution, mais comme un idéal à atteindre.

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A Utrecht, le « saint graal » de la gauche à l’essai

Par Isabelle Hanne - 16 août 2015

Le revenu universel, régulièrement mis sur la table, est en voie d’expérimentation dans la ville néerlandaise. Avec un échantillon de population et cinq méthodes pour créer un nouveau modèle de société.

C’est un ballet subtil mais parfaitement synchronisé. A l’étage des services sociaux de l’hôtel de ville d’Utrecht, des hommes, des femmes et des poussettes attendent leur tour en discutant à voix basse. Mais, à chaque fois qu’une petite cloche tinte, toutes les têtes se tournent dans un même mouvement vers l’écran le plus proche. Puis se baissent, pour vérifier le numéro inscrit sur un petit papier chiffonné au creux de leurs mains. Jusqu’à ce que l’un d’eux - un chômeur, une mère célibataire - s’avance vers un guichet, pour mettre à jour son dossier avec un agent municipal. Aux Pays-Bas, les règles sont nombreuses pour contrôler les bénéficiaires d’allocations. Pointer en ligne, faire un certain nombre d’entretiens même pour des jobs qui n’ont pas grand-chose à voir avec son métier, déclarer ses changements de situation, ne pas travailler plus qu’un certain nombre d’heures, au risque de perdre un mois d’allocation…

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Quelques lectures utiles (académie de Paris)